Vingt-deux mai

Ces personnages n’ont pas de pouvoir sur toi; 
c’est en croyant à leur pouvoir hostile que tu peux en effet te les rendre néfastes

Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

   De toutes les émotions qu’il nous faut apprendre à gérer, la peur est la plus tenace et celle qui continue le plus longtemps à déterminer nos attitudes face à la vie. Par peur, nous agissons de manière impulsive ou reportons des décisions et actions importantes, contribuant à mettre en place une réalité néfaste qui n’est due qu’à la peur qui l’a inspirée.   L’antidote de la peur est la confiance. Placés comme nous le sommes quotidiennement devant l’inconnu de notre destin, nous n’avons vraiment que deux choix : ou bien nous réagissons à la peur, ou bien nous transcendons notre peur, faisons confiance à la vie et agissons en conséquence. Ces deux attitudes sont fort différentes. L’une laisse la peur dominer notre vie et s’évertue à rétablir un certain contrôle, l’autre met l’emphase sur l’expression de soi et la créativité qui permettent à chacun de s’épanouir.

   La sagesse des Douze Étapes conduit à un dépassement de la peur en s’appuyant sur la reconnaissance d’une certaine impuissance. L’impuissance et les limites reconnues, loin d’inhiber la vision, lui donnent au contraire tout le champ d’action et la liberté dont elle a besoin. C’est sans doute pour cette raison que la soif de pouvoir chez l’homme est souvent directement proportionnelle à la pauvreté de la vision.   Le défi qui se pose à chacun est de transcender l’angoisse pour devenir le carreau de mosaïque qui exprime sa nature profonde. Le rôle pourtant prestigieux de chef d’orchestre implique l’existence de facteurs d’instruments, d’imprimeurs, de fabricants de papier, de bûcherons, de mineurs et de prospecteurs tout aussi dévoués à la créativité dans leur domaine. Les boulangers de son époque ont contribué à l’œuvre de Mozart.

Aujourd’hui, j’assume ma place dans la mosaïque universelle.

Résonance

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Résonances partagées

Paul-eau 💦

Pour moi, il y a deux types de peurs.
D’abord les peurs ataviques, celles que la nature m’a données pour me protéger.
Ainsi, la peur du vide m’évite de tomber, la peur du feu me protège de celui-ci, etc.

Et puis il y a les peurs égoïstes… largement plus fréquentes.
Chez moi, la peur est souvent l’émotion cachée derrière beaucoup d’autres.
Derrière la colère : la peur d’être blessé.
Derrière le contrôle : la peur de perdre.
Derrière le silence : la peur d’être rejeté.
Derrière certaines dépendances : la peur de vivre, parfois même la peur d’aimer.
Et pendant très longtemps, chez moi, il y a eu aussi la peur de l’insécurité financière, profondément enracinée par un traumatisme vécu autrefois.

Mais avec la pratique du programme, j’ai appris à différencier les peurs.
Si elles sont égoïstes, alors je dois apprendre à les dépasser, voire à les éliminer.
Elles ne sont souvent qu’au service de mon ego.
Et lorsque j’arrive à me raisonner en réalisant que cette peur ne concerne finalement que ma petite personne, il devient beaucoup plus facile de l’apaiser.
Les peurs ne disparaissent pas toujours d’un seul coup… mais elles perdent progressivement leur pouvoir.
Et la Vie devient bien plus belle !

Le Chimiste

La peur, cette amie de longue date qui a pris le contrôle de qui j'étais pendant tellement longtemps. La peur de ne plus être aimé, la peur de l'abandon, la peur de décevoir, la peur de manquer, la peur de revivre son passé dans le futur en oubliant de facto que la vie c'est ici et maintenant. La peur de soi, de découvrir qui nous sommes réellement. La peur...et ses amis: la solitude, la honte, le dégout, la colère, l'anxiété, l'isolement. Et finalement l'addiction...Ce pansement psychologique qui devient une condition sine qua non du quotidien et qui en prend le contrôle.

En cessant d'avoir peur, je suis libre de progresser.

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