Treize juillet

Lorsque vous ne savez plus quoi dire, dites merci.

— D.L.

   La gratitude nous est inaccessible tant que nous vivons sous l’emprise des ressentiments et du contrôle. La liste de ce qui nous cause de l’amertume peut être interminable: les occasions manquées, l’enfance que nous aurions aimé avoir, les parents dont nous nous sommes sentis incompris, les actes destructeurs des autres, l’absence affective du gagne-pain familial, tel mot blessant reçu en plein coeur, le patron ou l’employé avec qui les rapports sont difficiles, la météo qui annonce de la pluie, les prix qui ne cessent de monter, la santé qui ne s’améliore pas, le voisin désagréable…

   Un des exercices les plus difficiles de notre programme de rétablissement est de reconnaître gracieusement ce qui va bien, d’honorer nos propres qualités et de savoir accepter les compliments sincères qui nous viennent des autres. “J’aime ton sourire”; “ce que tu as dit est très beau”; “tu es courageux”. Les murs qui nous isolent s’effondrent sous la poussée de l’affirmation positive pourvu que nous sachions la pratiquer et l’accepter de bon gré lorsqu’elle nous est offerte. On nous a souvent dit que notre rétablissement était héroïque. Une bonne part de cet héroïsme se trouve dans les bribes de gratitude que nous formulons lorsqu’elles vont à l’encontre de nos habitudes et de la véritable culture de l’amertume où nous baignons.

Aujourd’hui, je commence et je conclus en disant merci.

Résonance

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