La vie est souvent confondue avec une course au savoir. La forme de connaissance que l’on considère généralement comme la plus importante est celle que l’on trouve dans les livres, sanctionnée par des diplômes sur parchemin enluminé, signés par les autorités et estampés d’immenses sceaux rouge ou or. Nous avons aussi tendance à chercher sur le papier et chez les autorités en la matière, la solution à nos problèmes affectifs. Plusieurs d’entre nous ingurgitent ainsi une quantité phénoménale d’ouvrages traitant des émotions, de l’art d’aimer, des techniques d’affirmation de soi, de la communication et du rétablissement. Si les bibliothèques suffisaient à la formation d’une personnalité en harmonie avec l’univers et bien dans sa peau, on y aurait depuis longtemps installé les maternités.
Bienheureux sommes-nous si, avant de tomber d’épuisement à la recherche de la connaissance dans les livres, nous nous apercevons qu’un seul être humain, un animal, une plante et un cristal de roche, sont plus riches en connaissance que tous les livres du monde. La différence est que cette connaissance s’acquiert dans la relation plutôt que dans l’examen. L’expert est celui qui a l’expérience. Par l’expérience directe, nous apprenons à lire le mystère et à passer d’une conception analytique du savoir à une conception spirituelle. Le savoir se déplace ainsi de la tête aux entrailles. Nos lectures sur l’art de vivre sont incomplètes sans des travaux pratiques effectués avec les partenaires vivants d’une discipline d’entraide.
Résonance
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