Pour les uns, la malhonnêteté est identifiée au vol à l’étalage, pour d’autres au mensonge, pour d’autres encore à l’exagération, pour d’autres enfin, à toute manipulation consciente de la réalité. La recherche de la plénitude dicte une définition de la malhonnêteté qui englobe toute manipulation, consciente ou non, de la réalité. Le déni constitue, en ce sens, une attitude malhonnête, un mensonge, tant envers soi qu’envers les autres et la sincérité du toxicomane ou du codépendant n’est au mieux qu’une sincère illusion.
La sagesse des Douze Étapes et des Douze Traditions exige une honnêteté rigoureuse qui s’acquiert en commençant par dépister la malhonnêteté dans tous les aspects de notre vie, particulièrement au niveau émotif. Au “Comment allez-vous aujourd’hui?” — “Très bien, merci”, nous apprenons à substituer un dialogue plus honnête chaque fois que la réalité s’exprime plutôt par “Pas très bien, merci, j’en parlerai peut-être tout à l’heure”. Ce faisant, nous nous rapprochons de l’objectif premier de notre démarche qui est d’être soi-même. Très vite nous ressentons le soulagement de n’avoir plus à porter les masques si nombreux et si différents de notre répertoire que nous en avions fini par ne plus trop savoir nous-mêmes qui nous étions. Nous n’avons plus à vivre comme les personnages des devinettes imprimées de notre enfance, dont il nous fallait trouver le visage caché dans les contours des nuages ou du feuillage d’un arbre. Notre honnêteté est partout où se trouve notre réalité.
Aujourd’hui, je suis honnête; un point, c’est tout.
Résonance
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