Trois mars

Le choix suppose les obsèques.
—Alain Bosquet
   Choisir, c’est aussi abandonner les options que l’on ne choisit pas. Nous en faisons l’expérience chaque fois que nous hésitons devant un assortiment de bonbons tous plus appétissants les uns que les autres. Tant qu’il ne s’agit que de bonbons, la difficulté de choisir n’est pas un bien gros problème, mais les choses prennent de l’ampleur lorsqu’il s’agit des choix concernant les relations les plus importantes de notre vie.

   Les ressentiments que nous avons peut-être encore envers nos parents mobilisent une partie importante de nos énergies et sont l’équivalent d’un refus de choisir. Tant que nous refusons d’enterrer les parents idéaux dont nous pensons avoir été lésés, nous ne pouvons accepter ceux que nous avons et les apprécier à leur juste valeur. Les obsèques de cet idéal sont un rituel de libération. Chaque fois que nous nous accrochons à un élément du passé ou à un fantasme, nous nous privons de choix réalistes.

Aujourd’hui, ma liberté commence par les obsèques d’hier.

Résonance

Si cette feuille a fait naître en vous une pensée, une émotion ou un écho, vous pouvez la déposer ici, simplement. Cet espace n’est pas un lieu de débat, mais un lieu de partage discret et respectueux.

Afin de préserver un espace de partage simple et respectueux, la longueur des messages est limitée à 1500 caractères, espaces comprises. Les liens URL n’y sont pas permis. Merci de rester dans l’esprit de la pensée du jour.
0 / 1500 caractères (espaces comprises)
Scroll to Top